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lundi 18 juillet 2011

postheadericon La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur. - CALI

On peut dire que j’arrive un peu après la bataille et c’est bien vrai !
Pour le coup je ne voulais pas trop me mouiller et attendre avant de faire un jugement trop facile. Le quatrième album studio de Cali que j’attendais impatiemment ne m’a pas franchement emballé au début, lors de sa sortie en novembre 2010. J’ai donc pris soigneusement le temps de l’écouter plusieurs fois, dans des positions, des situations différentes, de le décortiquer, et d’apprécier ce que je pouvais apprécier pour enfin finir par voir le résultat concret sur scène pour me faire définitivement une idée. Et c'est enfin chose faite !

"Il est impossible de ne pas finir par
être tel que les autres vous voient
"...

Lorsque j'ai commencé à feuilleter la pochette du nouvel album, j'ai tout de suite fait le rapprochement entre sa nouvelle coupe de cheveux sans définition, et cette citation de César écrite dans le livret de "L'espoir" son avant dernier album. Là je me suis dit que peut-être que Cali avait envie de casser quelque chose. Offrir autre chose ?

A la première écoute, indéniablement ce qu'il ressort de "La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur" c'est avant tout de l'envie, du plaisir et de la folie qui font partie des caractéristiques du chanteur catalan. Pour le coup, on veut bien croire qu'il s'est fait plaisir, qu'il a détendu l'élastique pour ne faire que ce qu'il aime. Sans trop de contrainte, sans trop de pression, et sans chercher d'abord à produire un objet. Et pour ça Cali est fort, faire que ce que l'on aime et le faire bien pour ces gens qui l'aiment, qu'il aime ! Tout en authenticité et simplicité. J'ai trainé mes oreilles à droite, à gauche, lu tout ce que je pouvais lire sur les forums, les blogs, et j'ai pu m’apercevoir que cet album n'a laissé personne indifférent, devenant l'un des moins bons albums du chanteur, mais ce n'est pas non plus un navet, faut pas déconner ! Bien au contraire j'ai envie de dire ! Et pour preuve :
D'entrée la stupéfaction vous saute à la figure quand on commence à écouter cette vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur, avec « Je sais ta vie » et « L’Amour fou » carrément rock’n’roll qui annoncent une atmosphère explosive et bouillonnante. Cheveux au vent, torse bombé, on crie, on hurle, on tortille tous les membres de notre corps et on y ressent l'urgence d'aimer et de vivre. Qu'il semble bien loin le temps où Cali souffrait d'un manque d'amour et de bonheur (cqfd L'amour parfait) mais garde toujours cette passion brûlante avec « Je te veux maintenant» ou encore des cicatrices avec «Ma Douleur» au son new wave assez surprenant qui nous donne envie de danser et de hurler avec plaisir contre ce qui nous faisait tellement pleurer jadis. Petit à petit, on s'adapte à ce nouveau son, on redécouvrir sur cet album le Cali qui slam, la bête de scène, et plus les écoutes se multiplient, plus l'envie de concerts se fait sentir.
Au fil de l'album Cali s’amuse, mais Cali a toujours quelque chose à dire et n'hésite pas à enfiler le costume de porte parole qu’il assume. «Lettre au ministre du saccage des familles» nous montre bien que le chanteur ne quittera jamais cette rage. Cette belle ballade musicale raconte l'histoire d’un policier écœuré de traquer des sans-papiers dans une France qui se cherche devant une immigration mal assumée. Et puis y a ce magnifique hommage "Quand j'étais vivant je voulais pas ça, moi je voulais être Eric «Cantona» !!" qui me renvoie à mes dix ans, lorsque le plus imprévisible des marseillais avait jeté son maillot par terre. Ce jour là, dans mes yeux d'enfant et fils unique, Cantona devenait l'un de mes nombreux grands frères imaginaires. Ces personnages si authentiques qui marquent toute une génération. Ce génie méritait une chanson digne de son nom, Cali l'a fait, et c'est en toute logique que le clip sera enregistré à Bruxelles, parmi le meilleur public du monde. Avec «Nous serons tous les deux» Cali accompagné de l'orchestre symphonique de Prague, nous prouve et sans vulgairement copier, qu'il est un digne héritier de Léo Ferré avec la classe d'un Jacques Brel. Non sans copier... Disons qu'on peut y trouver des ressemblances, des influences. Tout comme «Madame Butterfly» sublime chanson dont le solo trompette me fait penser au morceau "Red Army Blues" de l'excellent groupe des Waterboys.
«Mille ans d'ennui» reste l'O.V.N.I de cet album. Une bombe qui va nous éclater dans nos cœurs. Qui va nous coller la chair de poule pendant 4.06 minutes. Tout comme «je regarde mes 17 ans» qui en concert nous donne envie de hurler à tous ces jeunes qui montent sur scène aux côtés du chanteur, de ne lâcher aucune miette de leur jeunesse. Que l'on est pas sérieux à dix-sept ans, et que l'on ne deviendra jamais si on s'offre à la vie.

"Si je n'ai plus le droit à tout ça, abattez-moi,
abattez-moi
comme un chien"...
Avec Cali on ne va pas voir un concert, on va vivre un concert. On transpire ses paroles, Cali est une pilule magique contre nos petits malheurs, pour alimenter nos petits bonheurs. En tout cas il semble prêcher la bonne parole.
J'ai terminé mon article. Du moins je pense. Je connais enfin l'album (presque) par cœur, j'ai vu le catalan trois fois en concerts cette année, et je ne sais toujours pas vraiment quoi penser réellement. Rien de négatif, tout est positif, mais je me perds dans mes mots, je suis troublé. Cet album ressemble à ces vieux vinyles rock de nos papas quand ils étaient jeunes, ceux qu'on prend délicatement dans nos mains en jouant les spécialistes :
"-houlala celui là est culte".
"-Aaaaah mais trop quoi !!!"
C'est con mais pour moi, La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur, ressemble déjà à ces albums indémodables qui traversent les époques.

Pablito, mon amour


Calimusic
sur le blog : la critique de "Vous savez que je vous aime"

4 commentaire(s):

isa a dit…

J'aime cet article, qui va à contre-courant de pas mal d'avis lus ici et là tout en restant une critique constructive et joliment écrite.
Pour ma part, il m'a fallu du temps pour apprivoiser cet album, pour bien savourer tous les fumets de cette truite, mais au final c'est un album que j'aime, et les quelques chansons sur lesquelles j'émettais un bémol ont pris une autre dimension en live.
Bref, c'est un album déroutant, forcément, à la première écoute. En insistant un peu, certains vont pouvoir "entrer dedans" et l'apprivoiser, pour d'autres seules certaines chansons parviendront à les toucher. Quoi qu'il en soit, pour ceux qui ne l'auraient pas encore écouté, n'abandonnez pas dès la première écoute ;)

Anonyme a dit…

Excellent article ! Vraiment, chapeau !

Et très bon commentaire d'Isa, ce n'est pas un album qu'il faut abandonner dès la première écoute, il faut lui faire confiance, creuser, s'interroger,... pour ensuite apprécier. C'est un album très riche, qui vaut vraiment le coup de se donner la peine d'aller "un peu plus loin"... .

Anonyme a dit…

Bravo Toni cet article résume bien cet album ! Il y a une phrase que je trouve super "juste" : "on tortille tous les membres de notre corps et on y ressent l'urgence d'aimer et de vivre."

Comme tu l'as dit ça marque un "tournant" comparé aux autres albums qui sont plus dans la souffrance alors que celui-ci nous donne envie de vivre à fond chaque seconde et de ne pas en perdre une seule ! Cet album respire le bonheur !

Vraiment très bon article !

pablito a dit…

Merci pour vos commentaires les gens !

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"Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
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Bénabar - Je suis de celles

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