News

Facebook : Suivez-nous sur notre nouvelle page : En chanson !
Mail : brunoandcoblog@gmail.com
vendredi 26 août 2011

postheadericon Fastlane Candies en Interview


Dimanche 14 août, 3ème jour du Brussels Summer Festival lors de la soirée spéciale "Jaune-Orange".

Quelques minutes après leur prestation qui ouvrait la soirée au Magic Mirrors du Parc Royal de Bruxelles, Alexis Alvarez, chanteur principal du groupe Fastlane Candies (dont on vous a déjà parlé ici), nous a accordé quelques minutes de son temps pour une entrevue.

Après avoir cherché pendant quelques minutes un endroit où nous poser tranquillement pour réaliser l'interview, c'est au sein du parc-même que la rencontre se déroule, avec, en fond sonore le concert de Raphaël sur la scène de la Place de Palais et le concert du groupe El National Quaterback au Magic Mirrors. 


Fastlane Candies, c'est qui, c'est quoi ? Peux-tu nous présenter le groupe en quelques mots ?
En fait, au départ on n'était que deux, il y avait Laurent, le guitariste, et moi et on a commencé comme ça. On faisait de la musique dans d'autres groupes. Mais on avait du temps en plus et des idées. On a commencé à jouer comme ça, moi à jouer de la guitare acoustique et à chanter et lui à jouer une guitare en plus. On faisait plus du rock « pop ». Et puis on a rencontré Sandra, ce qui a fait une voix féminine en plus. Et on a fait plusieurs concerts comme ça avec des boucles de percussions qui tournaient derrière. Après on a enregistré l'EP en studio. Tout ça a pris un an. Et donc, pour l'EP en studio, on avait besoin d'un vrai batteur, François. Et en fait, il était cool, donc on l'a gardé pour plusieurs dates. On s'est directement bien entendu en fait. Et puis il y a eu Yannick, le bassiste, qu'on a aussi recruté pour le studio et ça se passait bien aussi avec lui. Ca fait donc quelques mois, à présent, qu'on tourne avec un line-up comme ça. Donc voilà, au départ, c'est une rencontre amicale, puis ça s'est développé.
Et peux-tu nous dire d'où vient le nom du groupe ?
Alors ça c'est un peu compliqué. Fastlane Candy, au départ, c'était le nom d'un cheval qu'on a vu sur le site du PMU. On a un copain qui nous a dit que, si on voulait trouver un nom de groupe, il fallait aller sur le site du PMU. Là, on a vu un cheval qui s'appelait Fastlane Candy. C'était une jument et elle se mettait tout le temps sur la voie rapide et gagnait les courses. Donc on s'est dit, comme on est plusieurs, on va le mettre au pluriel. Mais après, en fait, on a appris que ça voulait dire quelque chose en anglais. On a joué avec un groupe australien au Bota il y a quelques mois (cfr : Cloud Control) et eux nous ont dit en fait que c'était le nom d'une drogue, des pilules. Et en fait, c'est vraiment marrant car on pensait pas du tout que ça avait une signification à la base.
Votre premier EP « Cold cold Carribean » est sorti en mai dernier sous le collectif « Jaune Orange » très connu dans la région liégeoise. Pourrais-tu nous expliquer comment s'est passée la rencontre et la collaboration ? Comment s'est passé l'enregistrement de ce premier EP ?
Alors, au départ, avec Laurent, on avait fait quelques chansons juste à deux et on a rencontré un membre de MLCD, à Liège, faut savoir que c'est une petite ville. On a donc rencontré Xavier, le bassiste de MLCD qui nous a proposé d'enregistrer une démo chez lui. Donc on a fait ça chez lui puisqu'il a le matériel. Et après, on a vu qu'il y avait de l'intérêt assez vite. Les Ardentes, entre autres. Il y avait quand même des gens qui manifestaient de l'intérêt tout de suite. Donc euh... C'était quoi la question ? (rires) 
 
Comment s'est passé la rencontre avec le collectif Jaune-Orange et l'enregistrement de l'EP ? (rires)
Ah oui, j'étais remonté à Mathusalem là en fait ! (rires). Donc après les démos enregistrées chez Xavier, on les a mises sur myspace et un jour, on a été contacté par l'Ancienne Belgique pour faire la première partie des Tellers. Mais en fait, c'est le collectif Jaune-Orange qui a été contacté, pas nous ! Parce que la personne de la programmation de l'AB s'est dit qu'on devait sûrement être dans le collectif. Mais on n'y était pas. Parce qu'en fait, on les connaît depuis longtemps mais nous on ne voulait pas demander leur demander d'intégrer le collectif. On voulait que ce soit eux qui se disent que notre musique est chouette et nous le propose. En fait ce sont nos amis et on ne voulait pas qu'il y ait de copinage. Ca, on le refusait vraiment. Et puis quand il y a eu cette date-là, JF, le gars de Jaune-Orange s'est dit que c'était peut-être un signe qu'on devait être dans le collectif. Donc on est rentré comme ça. Et puis après il y a eu plein de rencontres et on est super fiers de tourner avec les autres groupes ! Ils sont devenus des amis car l'esprit est bon enfant, très très cool. Ca nous aide beaucoup parce qu'artistiquement, on a toute la liberté qu'on veut. Il n'y a jamais le truc « Oui mais faut que ça passe à la radio ». Mais nous-mêmes, on ne cherche pas à faire de l'expérimental, on cherche à faire des choses qui plaisent aux gens.

Comment se passent la construction et la composition des chansons ? Vous avez une ligne de conduite définie ou c'est plutôt au feeling ?
Au départ, c'est plutôt guitare-voix, donc c'est plutôt moi qui amène le morceau. Et on travaille dessus avec Laurent, comme on faisait au début. Il y a une première mouture et en général, on va au studio à ce moment-là. Déjà à ce moment-là, on voit le truc avec tous les autres. Là en studio, il y a beaucoup de travail avec la batterie et toute une série de changements. Et en fait, pour l'EP, ça a bien fonctionné parce que François ne connaissait aucun morceau avant d'arriver pour la prise en studio. Et là, on l'a guidé un peu et ça a marché. Mais il faut dire qu'on avait quand même un producteur, Xavier de MLCD, et que sans lui ça aurait été vraiment impossible. Il a vraiment la vision entière du morceau, donc ça c'est vraiment génial ! Et puis tout ça,c'est quand même grâce à Jaune-Orange aussi, donc c'est vraiment super. Je trouve ça vraiment super que des gens pour lesquels ça marche se disent « Voilà eux, j'ai peut-être rien à gagner à les aider mais je les aide quand même ». C'est génial, vraiment ! 

Mais on a l'impression que ça fonctionne très très fort comme ça dans la région de Liège, non ?
Oui je trouve qu'à Liège, y a un vrai esprit de s'aider les uns les autres. C'est pour ça que ça a marché à Liège. Peut-être qu'ailleurs il y a moins de collectifs, enfin ce n'est absolument pas une critique, mais peut-être qu'il y a un développement solo plus important.
On ressent un côté très léger à l'écoute de votre musique, c'est quelque chose de voulu ?
Oui ! Enfin, c'est-à-dire que, moi, comme je suis d'origine espagnole, il y a des influences un peu différentes de ce que les gens écoutent ici. Il y a des trucs de merde latino mais c'est quand même des trucs latino. Du coup, j'avais envie qu'il y ait un peu cette couleur-là, alors qu'au final les paroles, c'est quand même un truc un peu sombre. C'est ce contraste-là que je trouve vraiment intéressant. Voilà donc c'est voulu que la musique soit légère mais c'est aussi voulu que derrière, si on veut aller chercher, il y ait aussi de la matière.

Quelles sont les diverses influences musicales du groupe ?
Alors les influences, en fait au départ, niveau groupe, moi j'aime vraiment beaucoup Belle and Sebastian, j'adore leur esprit, ce truc famille. Mais bon après, on a quand même été dans des directions très différentes pour l'EP, c'est plutôt des groupes plus électros, plus dansants, comme Yacht. C'est d'ailleurs la musique d'intro de notre entrée sur scène. Donc c'est un groupe qu'on adore vraiment. Il y a aussi les Crystal Fighters qu'on adore vraiment car ce sont des Espagnols avec un côté à la fois pop et à la fois plus sombre derrière. Il y en a plein d'autres, par exemple, il y a aussi un groupe chilien « Denver ». 

Ok donc on voit des influences très diverses mais en même temps, ça reste assez latino, non ? Oui oui mais disons que c'est une ouverture au monde latino mais pas vers des groupes qui font de la musique comme Shakira. C'est plus alternatif et c'est plus indépendant. Ce n'est pas la caricature de la musique latino !

 
Vous passez depuis quelques temps sur les ondes radiophoniques de PureFm et de Twizz, ça fait quel effet de s'entendre à la radio ? Quelle a été votre réaction à toi et au groupe lorsque vous vous êtes entendus pour la 1ère fois ?
Ben en fait, au début, je ne pensais qu'au morceau. Je me disais « est-ce que ça c'est bien ? Est-ce que les gens vont aimer ? ». Au début j'étais complètement obsédé par le son du morceau. Mais maintenant, enfin depuis un moment en tout cas, quand je le ré-entends sur Twizz, même si je n'écoute pas beaucoup la radio, j'écoute la chanson qui suit après. Par exemple, là il y avait une chanson de REM avec Shiny Happy People, ça c'est quand même un truc de ouf. Là tu te dis que les gens ils t'ont choisi et que tu passes là à côté de cette chanson-là, qui est quand même une chanson incroyable à écouter. Donc, ça c'est super ! De pouvoir se dire ça, bon évidemment, on a pas du tout le même statut mais on passe avec eux ! Donc là on a vraiment eu de la chance et ce n'est vraiment pas donné à tout le monde. Il y a beaucoup beaucoup beaucoup de gens qui proposent et qui ne sont jamais pris. Là c'était vraiment un coup de chance énorme. 

Et est-ce que ça change quelque chose par rapport à la crédibilité dans le milieu ?
Oui ça change quand même beaucoup parce que voilà, les programmateurs fonctionnent principalement là-dessus. Si aux bookers tu dis, « voilà, c'est un single Pure Fm », tu joueras dans le festival, c'est sûr. Donc voilà, ça change quand même beaucoup. 
 
Vous avez déjà quelques grandes dates de concert à votre actif, comme les Francofolies de Spa ou Bruxelles-les-Bains ou encore la 1ère partie des Tellers à l'AB. Quel est le meilleur souvenir scénique que tu gardes en tête jusqu'à présent ?
Disons quand même que l'Ancienne Belgique, c'était super. C'est quand même une salle où on a été plein de fois voir des concerts et jamais, vraiment jamais, je me suis dit « Voilà, un jour, je serai là ! ». Pour moi, c'était impossible, je ne voyais pas même comment c'était possible. Ca fait un an qu'on a commencé le groupe et là, à cette date-là, ça fait même pas un an, ça faisait 6 mois à peine et on se disait que c'était incroyable ! Donc du coup, quand on a joué là, on se mettait au-dessus, il y a une espèce d'espace au-dessus où on voit les gens arriver et on se disait « Waouw, c'est dingue ! ». Et pareil au Bota, quand on a joué à l'Orangerie qui est une des salles vraiment géniales de Bruxelles. J'y étais l'année passée pour voir des concerts et je ne pensais pas du tout qu'un an après, j'y serai pour les Nuits du Bota. Donc ça c'est agréable. 

Mais donc, l'évolution du groupe a été très rapide en fait ? Un an ?
Oui oui donc oui, là on a vraiment eu de la chance ! C'est génial !

Et donc, vous avez un album en préparation ou... ?
Là on vient de commencer, on y a mis la 1ère pierre. Ici on va aller en studio dans 15 jours pour enregistrer 2 titres parce qu'on voudrait bien fonctionner plus titre par titre, avoir toujours une actu qui ne soit pas nécessairement liée à un album. On trouve ça un peu caduque, on préfère les singles comme ça régulièrement et au bout d'un moment, les rassembler, en faire comme une sorte de compile qui sera l'album. On essaie de se dire, il faut un morceau qui tue. Moi-même, franchement, j'écoute rarement des albums entiers d'artistes. Ca peut arriver mais je trouve qu'un artiste, quand il a un morceau qui déchire, il a tout mon respect. Parce que faire un morceau qui est vraiment bien, c'est pas facile. Mais donc voilà, on a des nouveaux morceaux en préparation.
Que peut-on vous souhaiter pour l'avenir ?
Plein de concerts parce que ça c'est ce qu'on aime faire, vraiment !
Nous remercions Alexis Alvarez de nous avoir accordé du temps et de nous avoir fait confiance pour cette interview, ainsi que le label Jaune-Orange.

Lo'Birds & MusicAndMe

A la fin de l'interview, nous avons demandé à Alexis de dessiner ce que la musique représentait pour lui. Nous le remercions de s'être plié au jeu.


0 commentaire(s):

Recherche

Chargement...
Fourni par Blogger.

Playlist Spotify

Playlist Spotify
Cliquez et découvrez notre playlist spotify !

Paroles paroles

"Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés."

Bénabar - Je suis de celles

Visites