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mardi 22 novembre 2011

postheadericon LES COWBOYS FRINGANTS - Que du vent

Oui, bien sûr, la pression montait, j'étais presque mort d'impatience, ce n'est pas facile d'attendre le nouvel album d'un groupe qu'on adore terriblement. En même temps l'album était sorti une semaine en avance en version numérique, et des morceaux commençaient à fleurir sur le net, l'horreur ! Mais non, je suis resté fidèle à ma bonne conscience, têtu comme un breton, j'ai patienté pour m'en tenir à mon bon vieux rituel préféré.
Jour-J. Je dois encore attendre ma pause syndicale de l'après-midi, du coup je passe la matinée à tourner en rond à l'intérieur de moi-même en attendant de pouvoir glisser le CD dans le lecteur et me délecter de plaisir. (même si j'ai un amour profond pour les Cowboys Fringants, pas la peine de chercher de métaphore). Mais au lieu d'entrer dans des confessions intimes de frotti-frotta, partageons plutôt ce "Que du vent", le huitième album studio des québecois.

Dès la toute première écoute, je n'hésite pas à dire que la cohérence est éblouissante (le superlatif est faible...), tant dans la thématique des paroles que dans les ambiances musicales, ce nouvel album sorti des entrailles du quatro québécois explore, comme ils savent si bien le faire, les histoires banales et bancales de la vie. Ils jouent leur musique, leurs envies de telle façon que plus aucune autre étiquette ne peut leur être collée, sauf celle du meilleur groupe folk-rock francophone... Si si j'insiste, "Que du vent" nous le prouve encore une fois.

D'entrée de jeu le premier morceau est une surprise générale ! "Télé" m'égrène quelques déhanchements enthousiastes puis je glisse dans une transe déchaînée provoquée par le rythme de la batterie et les riffs de guitare. Je suis assez surpris par ce style disco/rock... Mais c'est réussi, je suis entré de plein pieds dans l'album... passé cette intro funky déjà mémorable, la suite est un régal. C'est effectivement un album créé pour la scène comme le prouve "Paris-Montréal" au refrain fédérateur qui sera évidemment repris en chœur par tous les fans lors des concerts, moi le premier.
Deux trois paroles accrocheuses sur fond dramatique, un coup de violon-piano-accordéon, une batterie présente et une guitare entraînante, voilà la recette qui a fait et fait encore le succès du groupe. Les chansons poignantes sont toujours de la partie, comme "Marilou s'en fout" la petite sœur de la Catherine ou d'Hannah, ces femmes à qui la vie ne sourit pas et avec deux-trois accords de poésie, il y a toujours une lueur d'espoir. Tout comme "l'horloge", magnifique chanson sur les désillusions de la vie et les rêves perdus. La voix de plus en plus maîtrisée de Karl Tremblay, se pose sur les mots de J-F Pauzé comme de la chantilly sur un gâteau moelleux. Et contrairement à "L'expédition" ou il était peut-être moins évident à l'oreille, l'accent québécois reprend du service dans cet album, notamment sur "Que du vent", "Classe moyenne (avec anchois)" ou "Party!". Dans cet album, je retrouve l'énergie festive du groupe lorsqu'ils jouaient Break Syndical. Il y a du plaisir qui en découle, c'est évident, et de mon côté, une irrésistible envie de taper des mains, des pieds et de danser sur la table à mémé.
Et puis badaboum !! "Comme Joe Dassin" vient chatouiller nos tympans et ramène des vieux souvenirs d'amour lointain qui brillent encore au fond des yeux. Parce que, dans toutes douleurs, il n'en ressort finalement que le bonheur. C'est ce que m'ont appris les Cowboys Fringants. Et j'espère qu'ils m'en apprendront encore longtemps, même quand ils seront "Hasbeen (on est des)", chanson ironique dont on rigolera quand ils la chanteront dans vingt-cinq ans. Chiche ? Les Rolling Stones l'ont bien fait, pourquoi pas eux?
A noter qu'un disque des Cowboys Fringants sans engagement, sans révolte n'est pas imaginable et "Shooters" confirme la règle, cette volonté du groupe pour la revendication. Dans cette ballade-country, ils chantent avec affection la détresse d'ex-salariés dont l'usine a fermé. On ne reste pas insensible.

Clap final :

C'est rien qu'une histoire / Comme il y en a d'autres / Mais ça reste quand même la nôtre / Quand arrive le soir / On tire les couvertes / Au lieu d'lancer la serviette / Couchés en cuiller / Collé su' ton derrière / T'es mon petit port de mer / A la fois la lumière / Et le gouvernail / Qui me ramènent au bercail.
C'est sur ce dernier couplet de "On tient l'coup", très jolie chanson, que se termine le nouvel album de nos cousins fringants.

Je pourrais être un peu déçu qu'il n'y ait que 11 chansons. Mais Jean-François Pauzé me rassure dans une interview : «On avait pas loin de 20 chansons, mais pour les autres albums, avec le recul, on se disait souvent qu'il y en avait deux ou trois de trop. Cette fois-ci, on voulait un album plus festif et précis. Les autres, on les enregistrera sur un petit disque, ou on les donnera sur Internet».

Pour conclure, je dirais que "Que du vent" n'est pas leur meilleur album car à mon goût "La Grand Messe" (2005) ne peut être égalé mais il peut se vanter d'être bien en place, plus rock, comme à leurs débuts, séduisant, énergisant, rafraîchissant, plus mordant, fringant. Il peut être fier d'être un album fait sur mesure pour faire trembler les planches. Who-ooooh-oooooh-oooh ça va être chaud !
Un nouvel opus de grande classe, une pierre de plus à ajouter à l'édifice de l’œuvre générale des Cowboys Fringants, et ça c'est vraiment l'fun !

Pablito


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Paroles paroles

"Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés."

Bénabar - Je suis de celles

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