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samedi 5 novembre 2011

postheadericon NIRVANA - Nevermind : Happy birthday !

A moins que vous veniez de passer quelques mois sur une île déserte, vous savez tous qu'il y a vingt ans de ça sortait "Nevermind" de Nirvana et que le mois dernier, l'album est ressorti sous diverses éditions collector pour marquer cet anniversaire. Avec des titres inédits en live ou encore des mixes originaux, des versions démos. Le son est tellement authentique, qu'on a l'impression d'être assis sur le canapé de Kurt en train de siroter une petite bière en regardant le groupe répéter...
Alors après deux mois à nous rappeler à quel point Nirvana fut un grand groupe et Nevermind un si grand album, j'ai eu moi aussi envie d'ajouter ma petite chronique à la longue liste d'articles élogieux que l'on a pu lire par-ci et par-là. Et puis parce que c'est aussi le but de ce blog musical, de faire partager nos goûts musicaux. On s'en donne à cœur joie, et vous aussi de part vos réactions et commentaires.

1991 déjà... sortait un album qui allait secouer la planète rock. Un tremblement de terre dans l'univers musical. Un album à la pochette très controversée qui va devenir l'une des icônes des années 1990-2000. Et c'était aussi le début de la vague grunge, le mouvement d'une jeunesse qui essayait de se créer une identité pour échapper à l'ancienne vague hippie de leurs parents. L'époque du look "jemenfoutisteyaautrechosedeplusinteressantquelapparence" et aux cheveux aussi propres qu'une cuvette de WC d'une salle de concert, et qui a permis des économies de shampoing à nos mamans de l'époque, quand nous étions adolescents et qu'elles nous prenaient pour des malades mentaux quand on s'extasiait sur les cris de Kurt Cobain.

Nevermind c'était un grand disque, et l'occasion de découvrir un génie en la personne de Kurt Cobain qui, pour moi, est devenu tout simplement et logiquement un personnage historique qui aura marqué son temps, notre époque, ma vie.

Bref, mine de rien c'est important de parler du deuxième album studio de Nirvana, car, en plus d'avoir eu un impact sur une génération entière, il est rempli de tubes comme "Smells Like Teen Spirit" en tête. Alternant douceur et explosions de violence, servi par une mélodie redoutable il est devenu incontestablement l'hymne universel de Nirvana. Quatre mots aussi puissants et célèbres que l'historique "Vive le Québec libre" du Général de Gaulle. (Je voulais placer le mot "Québec" dans mon article, c'est chose faite.) ou encore "Come As You Are" l'un des titres les plus avenants de l'album que tout le monde connaît. Un album sous tension entre riffs tranchants et chants corrosifs, marqué par l'écriture de Cobain, chargée de tumulte intérieur et de rage contre le système, et la vie elle-même. J'écris "sous tension" dans le sens "brutal" - "nerveux", car au-delà des mélodiques "Teen Spirit", "Lithium" ou "Come As You Are" d'autres titres comme "Territorial Pissing" qui, en deux trois accords punk, dévaste tout sur son passage tout comme le métallique "Breed", l'un des plus beaux morceaux de Nirvana à mes yeux, avec "Aneurysm" de l'album Incesticide. Et puis dans cet album il y a "Polly"... Vous savez "Polly" ce morceau qui évoque le kidnapping d'une amie du chanteur qui a été violée et torturée. Après avoir écouté cette chanson sur scène, Bob Dylan dira "Nirvana a des tripes, Kurt Cobain a du coeur" et je suis parfaitement d'accord. Faut pas croire que parce qu'il se droguait et n'avait que des idées noires "I hate myself and I want to die" que Kurt n'était pas quelqu'un de bien. De plus, il avait un réel talent d'auteur-compositeur.



L'album aurait pu être conclu dans le calme et en violoncelle avec le magnifique "Something In The Way" mais fait rarissime à l'époque, un morceau caché "Endless Nameless" résonne comme un coup de tonnerre où on entend un Cobain énervé et fracassant sa guitare dans une explosion de feed-back et de larsens qui rappelle la fin des concerts du groupe, qui étaient de véritables feux d'artifices de violence et de bruit. Ca décoiffe et c'est vraiment bon.
C'est sur ces notes que le grunge est vraiment né en 1991 avec Nevermind, même si le terme a été lancé en 1987 par le chanteur Mark Arm de Mudhoney. Ce n'est pas exagéré que d'affirmer ça, tant l'héritage alternatif qu'a laissé Nirvana a ouvert de nombreuses portes aux groupes qui ont suivi.

Depuis, le mythique album a souvent pris des proportions exaspérantes, Kurt Cobain est devenu le Che Guevara commercial du Grunge, et tous deux s'affichent désormais sur les tee-shirts d'adolescents, récupérés par une société de consommation et prêts à proclamer être des grunges alors qu'ils sont quasiment tous à côté de la plaque. L'époque du "avoir" au lieu du "être", nous sommes en plein dedans que voulez-vous... L'âge d'or du mouvement underground est mort lui aussi le 05 avril 1994. Mais vingt ans plus tard, la nostalgie n'existe toujours pas, ni le souvenir du groupe ni l'album n'ont pris une seule ride. Tout semble être resté intact. Finalement "the grunge is not dead" !!! Et même si Bleach reste mon album préféré de Nirvana, je ne pourrais jamais me passer de Nevermind, il coule vraisemblablement et définitivement dans mes veines...

Pablito

1 commentaire(s):

s.i.r.i.n.e a dit…

intéressant (y)

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"Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
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Bénabar - Je suis de celles

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