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samedi 7 janvier 2012

postheadericon Boulbar - Motor Hotel


Il est des albums qui sont de véritables invitations aux voyages. L'album "Motor Hotel" de Boulbar en fait définitivement partie, d'autant plus quand on connaît les conditions dans lesquelles cet album a été écrit et composé.
C'est en effet durant l'automne 2010 que Bertrand Boulbar prend l'initiative de faire une traversée en solitaire des Etats-Unis, allant de New-York à San Francisco, et c'est durant ses longues soirées en solitaire, dans de nombreux motels américains, qu'il trouve l'inspiration et compose cet opus.

A la première écoute de cet album, en ne prêtant pas tout de suite attention aux paroles, une chose m'a sauté aux oreilles: la ressemblance entre l'ambiance qui se dégage de l'album et la célèbre chanson "In the Death Car" d'Iggy Pop et Goran Bregovic, bande originale du film "Arizona Dream".

Il me serait difficile de parler de l'un ou l'autre titre en particulier parce qu'il s'agit bien là, selon moi, d'un album à prendre dans son ensemble, nous contant les différentes étapes du périple de Boulbar, à travers cette Amérique qui se veut souvent si moderne et qui peut être pourtant tellement décalée, voire parfois un peu "à côté de ses pompes". Après l'avoir écouté plusieurs fois de façon plus attentive, je dirais que cet album nous raconte vraiment une histoire, il ne faut pas l'écouter comme un ensemble de chansons mises bout à bout mais plutôt comme un roman. Un roman musical dans lequel on se plonge volontiers et qui débute à "New-York, 6h du matin" lors d'un lever du jour automnal, pluvieux et gris. On accepte ainsi avec plaisir l'invitation au voyage de Boulbar et on s'imagine facilement se glisser dans la voiture côté passager. Au fil des chansons (qu'on pourrait presque rebaptiser "chapitres"), on n'a aucun mal à se représenter les différents paysages défilant sous nos yeux, faits de grands espaces, tantôt verts, tantôt désertiques ("Je cherche ta voix"), ou encore de petites villes perdues et/ou oubliées ("De paquebots en épaves", "De vent et de poussière")...
Plus de 8000 kilomètres plus loin (et douze titres d'album), le périple se termine (déjà!) sur un "Dernier jour à San Francisco" avec une touche de mélancolie qui nous fait regretter que l'histoire touche à sa fin...

Avec son second album, sous forme de concept de carnet de voyage, Boulbar a relevé un défi avec brio: nous embarquer dans ses valises pour suivre son périple américain fait de musique, de récits et de rencontres!
(Boulbar a d'ailleurs tenu un blog durant son voyage, vous pouvez donc poursuivre le périple par ici, si le coeur vous en dit).



Date de la sortie de l'album: 27 février 2012

MusicAndMe

1 commentaire(s):

Pablito a dit…

Très bonne critique ! j'aurais pas écris mieux !
Effectivement c'est une sacré invitation au voyage, et le concept de cet album est vraiment très palpitant. C'est un sacré régal. Dans le train, sur la route, je l'écoute en boucle et il possède une espèce d'ambiance qui te plonge doucement dans une rêverie d'ailleurs, d'évasion.

L'année commence à peine, et voilà un GROS coup de cœur !

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Paroles paroles

"Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés."

Bénabar - Je suis de celles

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