Fabien Duclerc
Retenez bien ce nom, vous risquez d'en entendre reparler très rapidement. Présentations. Fabien Duclerc, Bayonnais d'origine (et d'ailleurs en concert le 14 mai à Bayonne), est le nouveau protégé du label participatif "My Major Company", qu'on ne présente plus. Autodidacte, il a appris la guitare assez jeune, aidé par son frère ainé. Il jouera tout d'abord dans un groupe, "Funkalistic" (nom qui peut laisser sous-entendre certaines influences) avant de composer en solo. Et il en a fait du chemin depuis sa première démo autoproduite "Préambule" qu'il avait enregistrée au milieu des années 2000 avec son fidèle et talentueux instrumentaliste, Romain Luzet. Diverses influences viennent enrichir la musique et les textes de cet artiste. Que ce soient des artistes francophones comme les très grands Serge Gainsbourg et Georges Brassens ou des artistes folks anglophones comme Cat Stevens, Neil Young ou encore Damien Rice, pour ne citer qu'eux. On retrouve également une pincée de ces artistes qui forment la nouvelle scène française. Je nommerai par exemple Guillaume Cantillon, à qui j'ai pensé en écoutant "Le lierre grimpant".
Evoquons Ă prĂ©sent ce nouvel album Ă©ponyme, dont la sortie est attendue impatiemment par les fans, le 4 avril 2011. Dès les premières notes de la chanson d'entrĂ©e, Buddy (en Ă©coute sur son myspace), on ne peut qu'Ăªtre emportĂ©s directement dans son univers enivrant. Une seule envie nous vient, rĂ©conforter ce "Buddy" enfermĂ© dans sa solitude. Le ton est donnĂ©, une certaine mĂ©lancolie psychĂ©dĂ©lique parfumera l'album.C'est dans l'Ă©motion la plus pure que Fabien Duclerc vient piocher ses auditeurs.Une note plus joyeuse et entraĂ®nante vient nous titiller avec les 2 pistes suivantes, "Va mĂ»rir" et "Cosmonaute" qui apportent toutes deux une certaine critique de l'Ă©litisme musical dont notre sociĂ©tĂ© culturelle est atteinte. "Mais Ă coup sĂ»r pour rien au monde, sous la torture une seconde, je ne voudrais Ăªtre un chanteur" nous confie-t-il dans "Cosmonaute", premier single de l'album. Et pourtant, cela lui va si bien ! "Le temps d'octobre", chanson la plus longue de l'album, nous ramène Ă ces Ă©motions pures et nous mène Ă la rĂ©flexion sur ce temps qui passe ... La contre-basse de Jean-Michel Martineau et la batterie d'Olivier Vernheres mĂªlĂ©es Ă cette voix si envoĂ»tante ne peuvent que nous prendre Ă la gorge et nous emmener au fil de la chanson vers des Ă©motions très fortes, desquelles il est difficile de redescendre lorsque la chanson s'arrĂªte. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises, grĂ¢ce Ă la première chanson en anglais de l'album "Morphed faces", ballade Ă laquelle il est difficile de rester insensible. L'interlude nous permet de reprendre notre souffle avant d'enchaĂ®ner les 4 dernières chansons, tout aussi intenses que les premières. "Les Brouillards du tard" est au summum de l'onirisme de par son texte mais aussi de par sa mĂ©lodie. Suivent "Your lips", "Le lierre grimpant" et "Mina", jeune fille que l'on voudrait sauver et rĂ©conforter, sensation Ă©prouvĂ©e dĂ©jĂ au dĂ©but de l'album. "Les anges n'ont que faire de la mort" . Les dernières paroles de l'album nous laissent sur une note triste certes, mais intense, appuyĂ©e par l'Ă©pilogue. Fabien Duclerc m'a conquise avec cet album et a tout pour entrer dans la cour des grands, dans la cour des Gulliver...



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