RODRIGUE - L'entre-mondes Live

Dans un dictionnaire qui n'existe pas, la définition de l'entre-mondes serait une
brèche vers la folie, une lueur d'espoir et d'amour au bout d'un
tunnel.
Silhouette longiligne, pantalon patte-d'eph',
veste rayée, les yeux perdus dans l'obscurité, Rodrigue sort de
l'ombre autour d'une bougie et lance de sa voix si particulière la
première chanson de ce spectacle fantastique qui va durer près de
deux heures. L'aventure -que dis-je- l'expérience peut commencer.
Chapeau
haut-de-forme, robes majestueuses provenant d'une autre époque,
lustre gothique au plafond, le décor de ce concert-théâtrale va
vous entraîner sans résistance dans un univers à la fois
intriguant, passionnant et grandiose. C'est que le jeune artiste lillois voit grand, très grand. Un spectacle à la hauteur de son
talent, c'est indéniable. Mais est-ce juste de la musique ? Je n'en suis pas si sûr...
Me voilà rendu au 19ième
siècle, enfin je crois. Non je ne sais pas vraiment où je suis.
Ici, là -bas, ailleurs, Rodrigue me perturbe, je lutte contre les
interrogations de l’espace-temps de ma place dans le spectacle et
je finis par me rendre compte que je suis vraiment dans un
entre-mondes. Je ne suis pas qu'un simple spectateur. A travers ses
chansons, Rodrigue nous invite à franchir le pas pour quitter la
réalité, et nous rendre dans un univers mi-ange, mi-démon qui ne peut exister que
si chacun met à profit son imagination.
Fabuliste littéraire et
fantaisiste, le troubadour chante haut et fort que les héros qui
hantaient nos vies d'enfants ne sont pas morts une fois passée
l'adolescence.Et comme rompre avec la réalité est une nécessité,
on se laisse facilement emporter, Ã danser au square Morrison en
attendant avec joie que les beaux jours reviennent. En totale roue
libre, nous nous laissons guidés par ce joyeux chapelier fou de notre
monde imaginaire.
Les bal des sorcières, Le Vivoir, Macabre, Le Château des Sélénites... il nous retourne le cerveau
et ce n'est vraiment pas déplaisant. Grunge & intelligente ? Oui
le contraste nourrit la passion, et dans une rage décalée, Rodrigue
y met tout son cœur. Peut-être depuis le jour où il est devenu fou. Et quand arrive l'indien qui annonce la fin du spectacle, on s'accroche à ces poussières de rêves qu'il nous a offerts durant deux heures. Un voyage sans égal, où nos peurs et nos regrets n'étaient que des cadavres que l'on avait laissés au vestiaire du théâtre de Denain.
Alors
bien sûr qu'il y a d'autres artistes qui savent jouer avec les mots et ont
le sens de la formule. Mais j'ose penser que Rodrigue est seul dans
son style. Ne nous prenons donc pas la tête à le cataloguer
"nouvelle scène française" ou un truc dans le genre, il
est probablement inclassable. Qui mieux que lui peut offrir un
tel concert ? Un refuge pour les rêveurs d’évasions et les âmes torturées... Oh oui nous avons tant à donner... Merci Rodrigue...
Pablito
Tout savoir sur Rodrigue :
Site officiel / page Facebook


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