El Comunero-Sigue Luchando
Le 8 Octobre El Comunero nous emmène faire un voyage dans le
temps et ravive les chants de lutte espagnols de lutte de la guerre civile
espagnole avec leur deuxième album « Sigue
Luchando » (=continue la lutte). Ce collectif est composé entre autres
de plusieurs membres des groupes L’Air de rien, Les Hurlements d'Léo, Anakronic
Electro Orkestra, Elektric Geïsha.
El Comunero revisite ces chants de luttes espagnols en y
ajoutant une touche de rock et de modernité. On entre dans le vif du sujet dès
les premiers titres avec « Canción
del frente unido », un chant multilingue qui prône l’union de tous les
ouvriers en espagnol, anglais, français, catalan et allemand. Puis, ils s’attaquent
à l’un des classiques « El paso del
Ebro (i Ay Carmela !) ». Jean-Paul Roy et Denis Barthe (ex-Noir
Désir) ont participé à « rockiser » un max ce titre. Le refrain « deberemos
resistir, i Ay Carmela ! i Ay Carmela ! » résonne en même temps que
la batterie. Un autre classique, repris déjà de nombreuses fois, a été
retravaillé d’une manière encore très rock par El Comunero : « L’Estaca ». Cette chanson, qui
était à l’origine un symbole de lutte contre l’oppression franquiste en Catalogne,
est aujourd’hui devenue un symbole de lutte pour la liberté en général. Ici, la
clarinette enivre le refrain.
Puis, arrive LE Bijou du disque « The Partisan ». Un peu d’histoire pour cette chanson encore :
en 1943, Emmanuel d’Astier de la Vigerie écrit « La complainte du partisan ». Cependant, la version la plus
connue de cette complainte est la version bilingue adaptée par Léonard Cohen en
1969 (pour le plaisir je nous remets le lien de cette version: ici). C’est de cette reprise splendide dont il est question. Et le jeu en vaut la
chandelle ; l’interprétation est toute aussi poignante que le thème
abordé.
El Comunero nous offre les trois derniers titres de l’album
en live avec « Santa Barbara »,
« El tren blindado » et « A las barricadas ». Ainsi on peut
sentir l’ambiance tantôt solennelle tantôt énergique lors de leurs concerts. Pour conclure, on pourrait penser que ces chants de lutte ne sont que pur "folklore", or ils sont plus que jamais d'actualité, car le message principal c'est "l'union fait la force", alors ce collectif a toute sa raison d'exister et se doit de continuer à faire revivre ces évènements passés. C'est ce qu'on appelle le devoir de mémoire, non?
Riziña



Muchas gracias Riziña !!!
RépondreSupprimer