Charlie Winston à L'Olympia - 07-06-12
Jeudi
dernier, en grandes lettres rouges sur le devant de l’Olympia, on pouvait lire
CHARLIE WINSTON. Après deux concerts complets à la Cigale en mars dernier, c’est
une nouvelle fois à guichet fermé que se produisait le chanteur sur la scène de
la salle mythique.
Je suis contente de retrouver King Charles en première partie pour cette soirée qui s’annonce excellente. Le chanteur anglais, dont nous vous avons déjà parlé ICI, entre en scène à 20h et est bien décidé à conquérir la salle avec ses musiciens. Ils interprètent les titres du premier album de King Charles, Loveblood, sorti en avant-première en France il y a un mois. Après un premier titre dont je n’ai pas retrouvé le nom, ils enchainent avec "Bam bam" qui donne envie de danser et bouger dans tous les sens, un peu comme la majorité des titres du jeune anglais. Viennent ensuite les titres "Mississippi Isabel", "Lady Percy" et "Loveblood". Puis c’est le moment de la pépite de l’album que j’apprécie tout particulièrement en live, "Polar Bear". Un petit bijou tant sur le côté instrumental que sur le côté chant du roi. Les musiciens qui accompagnent le chanteur à la chevelure et au look improbables sont excellents et prennent autant de plaisir que lui sur scène. Nous aurons également droit à "The brightest light", "Death cannot tear us apart", "Coco Chitty" et évidemment au premier single "Love lust". Après 35-40 minutes de set, le groupe quitte la scène sous les applaudissements d’un public visiblement conquis.
Vers
21h c’est au tour de Charlie Winston de se présenter devant un public qui a
déjà été bien chauffé !!! Les lumières s’éteignent, le public acclament
déjà Charlie qui met quelques minutes (peut-être moins d’une minute, je ne sais
pas le temps s’est arrêté pour moi à ce moment-là) à entrer sur la scène avec
ses musiciens. Je le soupçonne d’avoir fait exprès pour profiter de tous ces
applaudissements et ces cris d’encouragement. Il y a une volonté de commencer
fort puisqu’il commence le concert par "The wild ones" et "Hello Alone", le premier
single de Running Still, son dernier opus en date. Et le public répond présent
et est chaud dès ce début de concert. Puis, vient un de mes titres préférés de ce
deuxième album (mais il se peut que je dise ça pour plusieurs titres, voire
tous), "The Great conversation", qui commence par un jeu chorégraphique avec une
lumière, avant qu’il ne rejoigne le piano. Ce titre me plaît encore plus en
live et je n’en perds pas une miette.
D’ailleurs quand on va voir Charlie sur
scène, on vit le concert comme lui vit ses chansons sur scène. On n’assiste pas
juste à une suite de chansons calquée sur celles que l'on peut entendre sur l’album. Il aime
la scène, il aime cette rencontre avec le public et on le sent. On ne va pas
non plus voir Charlie seul sur scène, on va voir Charlie et ses musiciens. Ils
forment un groupe, une bande d’amis qui font leur métier en s’amusant et
qui prennent du plaisir ensemble. Il y a un échange avec le public mais
également entre eux, les musiciens n’ont pas changé depuis la tournée
précédente et la cohésion est toujours au rendez-vous. C’est aussi ce qui fait
le show. En parlant de musiciens, ce
concert à l’Olympia aura été pour moi la découverte de Charlie et de son nouveau
batteur, le remplaçant de Medi (dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises)
avec qui il tournait depuis le précédent album. Je dois avouer que j’avais un
peu peur de ce changement, mais j’étais prête à laisser sa chance à ce nouveau
batteur. Après tout, si Charlie l’a choisi, il ne doit pas être mauvais. Et dès
son arrivée, je sais que je l’ai déjà vu sur scène avec un autre artiste et que
je l’ai aimé, mais impossible de retrouver où. Du coup, la transition se fait
en douceur et j’apprécie ce changement. Ce n’est qu’après une recherche suite
au concert que je me rends compte que ce remplacent n’est autre qu’Olivier Ferrarin,
le batteur de Nadeah (avec qui Charlie avait fait un duo sur son premier
album).
Mais
revenons-en au concert. Charlie alterne les titres du premier et du deuxième
album. Le public est ravi quand il entame "Kick The Bucket" après un peu de beat box dont
il a le secret. Toute la salle reprend le tube en choeur. J’avais déjà assistée aux deux concerts de la
Cigale et je suis ravie de voir que quelques chansons du premier album ont été
ajoutées à la set list, notamment "Tongue Tied" ou "My life as a duck". Quand les
premières notes de "Boxes" se font entendre, le silence s’installe dans la salle
et tout le public est suspendu aux lèvres du chanteur qui nous livre une très
belle prestation de ce titre, comme à chaque fois.
Pour "Speak to me", Charlie et
ses acolytes ont droit à un accessoire chacun qui montre, une fois encore, la
cohésion entre eux. Je ne révèle pas la
surprise, mais je peux vous dire que le rendu est encore meilleur qu’à
la cigale puisqu’ils ont chacun le leur, ce qui rend encore mieux ! L’ambiance monte encore d’un cran dans le
public à la fin du concert (avant le rappel) avec les titres "Until you’re
satisfied", "In your hands", "Rocking in the suburbs" et "Like a Hobo", durant
laquelle Charlie vient mettre le feu dans le public.
Benjamin
Edwards est le premier à revenir sur scène pour le rappel, pour nous jouer les
première notes de "Generation spent" sur son instrument unique dont je ne connais
pas le nom (n’hésitez pas vous, derrière votre ordinateur, à me le dire si vous
le connaissez, je ne me vexerai pas). Il enchaîne ensuite avec "I Love your
smile", durant laquelle le public fera les choeurs à merveille. Nous aurons aussi le droit à sa reprise d’"Au suivant" de Jacques Brel,
que j’aime aussi beaucoup. Enfin, le concert se termine tout en douceur et en
émotions avec "She went quietly". Charlie l’interprète seul au piano et termine
les derniers mots A capela, ce qui donne encore plus d’intensité à la chanson. Non
je ne finis pas avec une petite larme au coin de l’œil…
C’est
sous une véritable ovation que Charlie quitte la scène après 2h de concert et
on se dit qu’on aimerait que ça continue.
Lo'birds



Le batteur s'appelle Olivier Ferrarin, pas Ferrara.
RépondreSupprimerMerci pour la correction, j'avais compris Ferrara le soir du concert. Je m'en vais corriger ça de suite!
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