Retour sur une semaine de concerts entre bocage normand et capitale [1ère partie]
Les
beaux jours tant attendus étant enfin arrivés (et bel et bien repartis depuis,
malheureusement !), les concerts et festivals allant de paire ont
également débarqué, pour notre plus grand plaisir ! Revenons donc sur une
semaine riche en musique et concerts en tout genre.
*****
Le
marathon commence donc le jeudi 24 mai avec des invitations pour le concert
privé France Bleu, organisé à la Maison de la Radio à Paris. Les deux artistes
conviés étaient Thomas Dutronc et
Bénabar. Après avoir adoré son concert sur sa première tournée, j’étais
ravie de voir ce que son nouvel album Silence
on tourne, on tourne en rond pouvait donner sur scène. Il ouvre les
festivités avec 7 chansons dont Sac Ado
(sans doute ma préférée) et Demain. Il
chantera deux fois Sésame, pour cause
de ratage entre sa voix et la guitare. A ce moment précis, j’avais déjà hâte de
voir Bénabar arriver sur scène. D’une parce que je n’aime pas cette chanson
mais également parce que je n’ai pas apprécié outre mesure la prestation du
monsieur. Arrivé sur scène avec ses musiciens, ses lunettes roses et ses
cheveux 6 fois trop longs, il ne parait pas à l’aise et je trouve qu’on le
ressent dans sa façon de chanter. Il trifouille tour à tour ses cheveux (trop
longs disais-je), sa ceinture, sa poche de pantalon…Le sentiment de malaise sera
accru par l’interview qui suivra son set. Une blague fait tout de même mouche
(dont je ne me souviens plus à cet instant précis) et provoque l’hilarité du
public.
Quelques
minutes et un changement de plateau plus tard, Bénabar débarque, sous les
applaudissements bien fournis du public. Dès la première chanson, le public est
debout. Il débute par Infréquentable,
petite pépite de son précédent album du même nom. Vient ensuite l’Agneau, morceau sur lequel nous
pouvons admirer toute la beauté artistique de deux musiciens qui nous délecteront
d’une chorégraphie qui ferait pâlir de jalousie Kamel Ouali. D’ailleurs, mon attention
est fixée sur eux deux. Un vrai petit spectacle ! Puis La Phrase qu’on a pas dite. Cette
chanson est loin d’être ma préférée de son nouvel album donc sans étonnement,
je n’ai pas accroché plus que ça… Le concert se termine par Maritie et Gilbert Carpentier, Les Râteaux, Je suis de Celles (aaaah cette chanson…), Dis lui oui, l’Effet Papillon et le Dîner, chanson réclamée à corps et à cris par le public, après l’interview.
Un peu embêté semble t’il car il n’avait pas prévu de la chanter, il n’a pas
les paroles avec lui donc ce sera « de mémoire ». L’exercice est
réussi, pas de plantage et un public heureux. Le studio Charles Trenet est
debout, bondissant, applaudissant et conquis. Je m’inclus dedans mais ce n’était
pas gagné, après l’immense déception des deux concerts de Rennes et Nantes, en
mars. Je suis ravie, j’ai redécouvert le Bénabar que j’aimais tant. Voyons ce
que cela donnera en juillet, aux Francofolies de la Rochelle !
*****
Le
lendemain, des péripéties de voiture et quelques kilomètres plus à l’ouest,
nous voilà en Normandie, au festival des Papillons de Nuit. Nous arrivons assez
tard et le vendredi débute donc pour nous par Shaka Ponk . Ils passent à 23h45, la chaleur ambiante n’a pas pour
autant découragé les festivaliers qui sautent dans tous les sens. Même
configuration qu’en concert « solo », même set-list me semble t’il,
leur musique et leur énergie font toujours autant mouche sur les spectateurs.
Le festival commence bien.
Puis
vient le très attendu Orelsan.
Depuis quelques temps, je faisais une fixette sur La Terre est Ronde, j’étais donc ravie de découvrir ce que ça pouvait
donner sur scène, n’étant pourtant pas amatrice de rap (à fromage) habituellement.
Bien que dubitative au début du concert, les divers morceaux chantés me feront
changer d’avis. Bonne découverte au final !
Yuksek clôt cette soirée de manière
très électrique. Deuxième
chanson, biiim, Always on The Run. Dommage,
il eut été plus judicieux de placer ce morceau un peu plus tard. Ca n’a pas
loupé, la chaleur de la journée et la fatigue aidant, nous ne sommes pas
restées jusqu’à la fin. Rideau sur cette première journée de festival.
Le
samedi, début des festivités à 17h30 avec General
Electricks. Pas forcément très adapté de les faire jouer si tôt dans la
journée, je trouve. Comme leur nom l’indique, il s’agit de la musique electro,
donc plus indiqué en fin de soirée. Qu’importe, ils finissent de chauffer le
public déjà bien attaqué par la chaleur, c’est la fiesta sur la scène Thécia.
18h30,
Catherine Ringer. Après l’avoir vue
l’an passé au Festival de Malestroit, dans le Morbihan, je peux dire que le
coup de foudre n’est toujours pas arrivé. Je ne sais pas si c’est la chaleur ou
autre chose, mais j’ai l’impression que pendant son set, le public est tout ramollo.
On finit par s’asseoir. Et s’ennuyer, accessoirement.
Peter Doherty déboule à 20h. Surprise
déjà, on s’attendait à tout moment de la journée à ce qu’on nous dise que
finalement, le concert était annulé, le monsieur s’étant fait porté pâle. Mauvaises
langues que nous sommes, il arrive, et bien à l’heure. Seul sur scène avec sa
guitare, ça monte, ça monte, on croit qu’une flopée d’instruments et de
musiciens va arriver mais que nenni. Peter Doherty en acoustique, simplement
accompagné de deux danseuses classique. Très épuré, très sobre, étonnant venant
d’une personnalité dite si sulfureuse. Les pancartes « Pete Doherty »
accompagnées de petits cœurs sont de sortie, c’est tout à fait splendide, le
public semble conquis.
Et enfin,
le moment tant attendu de la journée arrive, Hubert-Félix Thiéfaine. 10 minutes avant que le concert ne commence,
le public scande déjà son nom, c’est la folie sur la scène Vulcain. Il
interprètera de nombreux titres de son nouvel album, dont La Ruelle des Morts, chanson coup de cœur de cet opus. Le public
explose littéralement lorsqu’en rappel, il débarque avec La fille du coupeur de joints.
Skip The Use prend le relai, à 22h45. Je
ne connaissais pas les chansons, mis à part le désormais célébrissime Ghost, très efficace sur le public des
Papillons qui reprend en chœur les paroles. Le chanteur est une vraie pile électrique
sur scène, pas un moment de répit dans ses petits (grands) sauts de kangourou !
Un concert plein d’énergie donc.
Changement
de scène, voici Charlie Winston.
Moyennement convaincue par son nouvel album (que je n’ai peut-être pas assez ou
bien écouté), j’apprécie tout de même son spectacle. Des espèces de porte-manteaux
lumineux, un Charlie avec une chemise mi-rose mi-bleue que j’ai adorée, des
chaussettes roses, la classe à Langolvas en somme. Le concert commence par Hello Alone, repris en chœur par le
public qui chante à l’unisson les chansons les plus connues. Il entreprendra
même d’escalader un échafaudage, pour le plus grand bonheur d’un vigile qui aura
toutes les peines du monde à le suivre.
Et
pour clore cette deuxième journée de festival, Etienne de Crécy s’empare de la scène Thécia pour un set très
electro, dans un immense cube orné de néons de couleur. Un show qui nous en
mettra plein les mirettes.
Après
un orage du tonnerre (jeu de mot Ramuncho) et une nuit pluvieuse, le soleil
revient sur Saint-Laurent-de-Cuves pour une dernière journée musicale et plus familiale. 36 cafés
plus tard, nous revoilà sur le site pour le concert d’Archimède. C'est loin d'être la première fois que je les vois en live mais la magie opère toujours. Le public n'est pas très très nombreux (heure "matinale" de la journée oblige, il est 16h), mais qu'importe, les spectateurs présents se prennent au jeu et scandent avec le groupe des "lalalalala" et des "ohohohoh" du plus bel effet. Pari gagné pour les Mayennais.
Thomas Dutronc prend le relai à 17h15.Après ce que j’appellerais le fiasco du jeudi précédent à la Maison de la Radio, je suis plus que dubitative mais j'écoute tout de même d'une oreille attentive ce que nous propose le monsieur. Exit les lunettes roses et les cheveux bien trop longs, il arrive en toute simplicité, chemise blanche et pantalon noir (et passage chez le coiffeur par la même occasion). Ses chansons font mouche sur le public, et, pour ma part, j'apprécie beaucoup plus ! Je m'enflamme une fois de plus sur la chanson Sac Ado.
Il fait décidément trop chaud et nous décidons de faire une pause buvette/sieste. Sieste assise mais sieste quand même. Goran Bregovic entre sur scène, accompagné de ses musiciens. On ne reste pas assises longtemps, il ne nous faudra pas bien longtemps pour arriver devant la scène et danser avec les autres festivaliers ! Le p'tit coup de jet d'eau dont nous aspergent les vigiles fait le plus grand bien et on repart à danser de plus belle.
Nolwenn Leroy arrive à la suite, plombant quelque peu l'ambiance festive de Goran Bregovic et ses acolytes. Elle ponctue son set de quelques blagounettes sur la pseudo rivalité entre Normands et Bretons. On s'assoit de nouveau. Quand on décide de lever nos fesses, ce sera pour aller voir HK & les Saltimbanks, sur la scène surplombant le site. Gros coup de cœur pour un de leur morceau, Passer ma vie, que j'écoute maintenant en boucle.
Le festival se termine par Julien Clerc, accompagné d'un orchestre. Les trois premiers quarts d'heure de son concert sont consacrées à son nouvel album. Je ne connais pas, je m'ennuie un peu. Et d'un seul coup, je me réveille : il entame les premières notes de Laissons entrer le soleil. Il enchainera sur Ce n'est rien, Le Patineur, Ma Préférence, ainsi que d'autres morceaux plus vieux mais plus connus semble t'il, de l'ensemble du public.
Ainsi s'achève l'édition 2012 des Papillons de Nuit. Une programmation éclectique, un cadre idéal, un soleil de plomb et de la bonne musique, tout était réunit pour que le week-end se passe de la meilleure manière qui soit. A l'année prochaine donc !
*MaxiCastor*


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