Retour sur une semaine de concerts entre bocage normand et capitale [2ème partie]
Retour à la maison pour deux jours et dès le
mercredi, je repars sur les routes. Le soir même, Les Blérots de Ravel
se produisent dans un lieu insolite, à savoir la péniche El Alamein, sur les
bords de Seine, à Paris. La chaleur est quasi intenable dans le bateau bien
rempli. Je ne connaissais le groupe que de nom et je n'ai pas été déçue. Une
heure et demie de musique festive, accompagnée d'accordéon, de cuivres, d'une
batterie et de guitare électrique. Peu de temps avant la fin du concert, les
musiciens se frayeront un chemin parmi les tables et les spectateurs pour
interpréter l'un de leur morceau.
Le lendemain, jeudi 31 mai donc, le Café de la
Danse nous accueille pour le concert -complet- de Barcella. Il y avait
déjà fait salle comble en mars. J'adore cette salle, que j'avais découverte il
y a un an de cela, lors d'un concert de Tom Poisson. On remarque tout de suite
qu'il y a plus d'instruments sur scène que lors de son concert de mars dernier
à Lanester. Un piano, une batterie, et toujours l'éternelle guirlande à
bouboules multicolores. On est pas tout à fait dépaysés donc !
Il jouera la quasi totalité de son dernier album,
Charabia, paru dernièrement. On voit que les spectateurs sont de fins
connaisseurs, ils reprennent en chœur certaines chansons dont Queue de
Poisson ou encore Salope. C'est divin d'entendre plusieurs centaines
de personnes scander à l'unisson "salopeuuuuuh". Pas très
politiquement correct mais quand même ! Encore une excellente soirée donc en
compagnie de ce poète des temps modernes !
Samedi, ultime soirée de ce marathon conceristique
avec Aldebert, en concert acoustique aux Trois Baudets, à Paris
toujours. La première partie a clairement failli nous achever, après la moiteur
de la journée et la fatigue qui mine de rien, commence à s'accumuler. Petites
natures que nous sommes !
Aldebert arrive enfin, accompagné d'Hubert,
musicien multi-instrumentiste de son état. Batterie, accordéon, guitare, le
monsieur sait tout faire. Ils reprennent ensemble les morceaux du nouvel album
ainsi que des chansons plus anciennes, telles que La Plage ou Hypocondriaque.
Mention spéciale à Mon Homonyme, morceau toujours émouvant, ainsi qu'à Les
Amis. Cette version acoustique du concert est forcément moins pêchue que la
version électrique mais n'en reste pas moins bonne. On ressent en plus une sacrée
complicité entre Aldebert et Hubert-le-musicien-magique, que l'on ne percevait
pas forcément autant dans l'autre version. Ça raconte des blagounettes, ça se
marre à gorge déployée...Le changement, comme dirait l'autre...ben c'est cool
aussi !!
*MaxiCastor*


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