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vendredi 13 avril 2012

postheadericon CALI au festival MYTHOS de Rennes

22h00, parc du thabor.
Nous nous engouffrons dans la pénombre du parc, légèrement éclairé de lampions et de petites lumières lointaine. Le cabaret fait de bois et de décoration rappel le Paris des années folles. Deux minutes avant dans un centre ville somme tout à fait ordinaire, et d'un coup nous voilà "ailleurs", nous nous imaginons avec des chapeaux hauts de formes et des vestes queue-de-pie. Peut-être bien. En tout cas, comme endroit chaleureux on ne pouvait pas espérer mieux. C'est ça le festival Mythos (festival des Arts de la parole qui met les mots en mouvement en mélangeant théâtre, contes et concerts).

22h30.Alexis Anérilles monte sur scène, et se glisse sans un mot derrière son piano. Le petit cabaret plonge dans un silence religieux. Nous sommes deux cents personnes absorbés par la mélodie. Fidèle à lui-même, Cali signe un nouveau retour en acoustique avec "L'autre vie" où les textes sont encore plus dénudés, les mots sublimés. L’habillage piano-voix transcrivent de la plus belle des manières son univers poétique et révolté. A ma grande joie, car j'ai eu souvent l'occasion d'espérer que l'un de mes chanteurs préférés puissent totalement revisiter son répertoire. Certains l'ont fait, mais sans jamais trop se mouiller, deux trois arrangements par-ci, par-là, rien de bien excitant. Il me fallait vraiment un truc fou, un truc totalement inédit, un réarrangement complètement différent, qui puisse m'interpeller, m'émouvoir ou me faire évanouir de plaisir. Jusqu'à présent je n'ai jamais trouvé satisfaction, jusqu'à ce que Cali débarque dans le paysage musicale. Qu'il ne laisse personne indifférent je peux le comprendre, mais il faut avouer qu'entre les tournées punks, électriques et acoustiques ou le concert symphonique de Perpignan en 2006, c'est un artiste qui ose tout et n'a peur de rien, on s'en fout, on meurt demain ! Et surtout le plaisir de partager...

Le catalan en costard-cravate très chic, monte sur scène après cette introduction magnifique. Il débute avec "Murano" puis "Madame Buterfly", qui en version piano est plus qu'appétissant. Je suis sous le charme, le concert commence bien. Et voilà une des chansons que je n'ai jamais eu en concert et que j'ai tant attendu, l'une de mes préférées de l'artiste avec Pablito mon amour, et l'avortement. "L'amour m'a tué" me fait définitivement décoller. Ce texte est magnifiquement perturbant, et le "vivre" en concert reste quelque chose de beau. "La lettre au ministre..." que je n'aime pas vraiment n'entachera pas mon enthousiasme puisque viendra "Giuseppe et Maria", "Je ne vivrai pas sans toi", "Dolorosa", "La fin du monde pour dans dix minutes", "Je sais ta vie" ou encore "Il y a une question".
Le public semble être assez inédit. Effectivement, beaucoup laisse éclater quelques rires surpris aux mots de Cali, sur "Combien de jour de deuil à la mort de Johnny..." par exemple, ce qui me laisse supposer qu'il y a ce soir une bonne partie de spectateurs qui ne connaissent pas totalement l'artiste. L'ambiance est différente, ultra intimiste, un peu plus comme un concert à Vernet-les-bains ou à la Maroquinerie. Mais l'applaudimètre et la participation de ce public ne trompe pas sur les classiques comme "C'est quand le bonheur", "1000 coeurs debout", "Le grand jour" ou encore "Je m'en vais (après Miossec)". Bon sang, Christophe Miossec était sur la même scène la veille ! Un duo ne m'aurais pas déplu !
Le seul petit bémol que je regrette, c'est le choix de certaines chansons. Ne serait-ce pas l'occasion sur ce genre de concert de ressortir celles que l'on entend le moins en concert ? En tout cas ce soir j'ai eu une envie subite d'espérer une nouvelle tournée acoustique. J'ai fermé les yeux, je me suis mis à imaginer une tournée intimiste comme cette "autre vie". Les mots de Cali, un piano et une voix féminine en duo sur toutes les chansons. Oh oui c'est beau de rêver, surtout lorsqu'il s'agit de Jane Birkin. Ça relève du fantasme là, je l'avoue...

L'heure tourne, le concert tire à sa fin, et Cali nous explique sa passion adolescente pour les vinyls et surtout les groupes rock irlandais ou écossais, et raconte qu'en se promenant l'après-midi dans les rues de Rennes, il tombe par hasard nez-à-nez avec Jimmy O'Neill le chanteur des Silencers. En grand fan admiratif, il lui propose de venir le soir même improviser un petit duo sur scène lors du rappel. C'est complètement fou, et le bonheur qui se lit sur le visage de Cali ne trompe pas, il fait vraiment un boulot fantastique qu'il déguste jusqu'à la dernière miette. Tu as bien raison ! Ce bonheur là est contagieux, j'en suis contaminé, et cette soirée est déjà mémorable ! moltes gràcies !

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"Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés."

Bénabar - Je suis de celles

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