News

Facebook : Suivez-nous sur notre nouvelle page : En chanson !
Mail : brunoandcoblog@gmail.com
vendredi 2 septembre 2011

postheadericon The Waow en Interview



Nous vous avons déjà parlé de The Waow, il y a quelques temps et leur EP, Orange Super green. Le 13 août dernier, lors du Brussels Summer Festival, le groupe ouvrait la soirée au Magic Mirrors. Nous les avons rencontrés juste après le concert pour leur poser quelques questions sur le groupe, leur musique et la scène, entre autres choses.
Pour commencer est-ce que vous pourriez nous présenter le groupe? Ce que vous faites, comment vous vous êtes rencontrés?
Anthony : On s’est tous rencontrés il y a déjà longtemps.
Laurent : En fait on se connaissait tous de Liège puisqu'on est tous musiciens.
Julian : On avait tous différents groupes ensemble.
Gil : (à Anthony) : Toi je t'ai connu pendant les festivals qu'on a faits à Liège, on a fait les afters chez toi!
Anthony : Et avec Laurent on travaillait dans une radio ensemble. Donc de fil en aiguille on a monté un groupe.
Gil: Et il y a aussi Gianni qui est le cousin de Julian et qui n’est malheureusement pas là aujourd’hui.
Anthony : Pendant un an et demi on a fait de la répétition, du studio et puis on a sorti notre set. Là maintenant, on tourne depuis un an.
Gil : En résumé c’est ça.
Et pourquoi le nom The waow?
Laurent : Et pourquoi pas? (rires) C’est simple, tu regardes, tu écoutes et WAOOOOW!!! (rires)
Julian : Comme tous les groupes, tu cherches un nom et tu balances des noms. Il faut quelque chose de simple et qui percute.
Laurent : Avant, on avait un nom à rallonge et ça ne nous servait à rien. Et puis moi je ne m’en rappelais jamais! (rires)
Gil (aux autres membres du groupe) : Ma question, pour moi qui ne suis pas là depuis le début du groupe, quand vous avez choisi The Waow, tout le monde s’est dit « Ah c’est super » ou « Ouais bah après 15 noms, c’est le seul qui me botte un peu, il m’emmerde pas trop, on va le garder »? (rires)
Julian: (à Gil) C’est toi qui fait l’interview en fait maintenant? (rires!)
C’est Di prima qui a lâché le nom. Il a dit Waow, puis je lui ai dit The Waow.
Laurent : C’est notre ancien batteur.
Votre EP a été auto-produit, comment s'est passé l'enregistrement ?
Gil : Moi j’étais pas là. (rires)
Julian :Au fur et à mesure de l'interview, tu vas pouvoir rentrer dedans, t'en fais pas!
Gil : Mes réponses à moi ça va être: "Bah écoute l’enregistrement s’est très bien... Je n’étais pas là, On n’en sait rien! (rires).
Anthony : A l’endroit où on répétait avant, c’était un studio aussi et le gars du studio avait vraiment accroché à ce qu’on faisait et il fallait vraiment qu’on sorte quelque chose. On avait déjà toutes nos compos mais pas encore d’enregistrement correct et ça s’est fait comme ça de fil en aiguille. Mais c’était un vieux studio avec un gars qui enregistre vraiment à l’ancienne. Donc tout en analogique. C’était bien.
Comment se passe l’écriture des chansons et la composition des musiques?
Julian : Tous ensemble.
C’est pas trop la guerre?
Anthony : On est une super démocratie.
Julian : On a la chance de répéter dans un petit studio.
Laurent : une démocratie participative. (rires)
Gil : Je ne sais pas comment l’EP a été enregistré mais… (rires)
Julian : Avant c’était une dictature, maintenant c’est une démocratie.
Gil : …maintenant en général, on "jamme" ensemble et on a souvent directement un riff qui revient, ou une mélodie pour composer le morceau, on a le couplet ou le refrain. On a les idées principales et puis on enregistre au studio et on fait un peu de la mise en place. On passe beaucoup par l’informatique pour ça. Pour tester et ne pas utiliser notre énergie à répéter et puis dire « on va mettre ce moment là à tel moment » et puis on oublie de le faire, on s’énerve, on recommence, on s’engueule...
Julian : Au lieu de prendre 5h, on en prend une et on le fait correctement.
Gil : Après, on passe des semaines dessus quand même, à le modifier et puis même des fois au bout d’un mois on dit « Ca suffit, on le vire ».
Julian : Parce qu’on a la chance de pouvoir enregistrer et retravailler dessus.
Gil : Et puis comme on a pas mal de live ces temps-ci, on peut tester les morceaux en live et on voit ce qui va ou ce qui ne va pas. Et surtout, maintenant, on bosse avec Alex pour l’enregistrement et pour la production. C’est notre nouvel ingénieur du son.
Anthony : Ingénieur live et ingénieur studio aussi.
Vous avez mis votre EP à disposition sur internet, gratuitement et entièrement, c’est rare et surprenant, mais on ne s’en plaint pas. C’est un choix marketing pour se faire connaître du plus grand nombre?
Julian : Le but c’est d’être écouté un maximum.
Gil : C’est pas tellement marketing, on s’est pas dit: "Ca va nous rapporter tant!"
Julian: Non le but c’est que ça soit vraiment écouté.
Anthony : Et puis si c’est pour taper sur internet "The Waow megaupload", autant le mettre sur le site directement.
Laurent : On enregistre des morceaux pour que les gens les écoutent.
Gil : Et parce qu'aussi, après discussion, avec Alex mais aussi entre nous, on s’est rendu compte que vendre des CD c’est pas super rentable. Il y a des gens qui vendent beaucoup, genre Ghinzu, ils sortent un album, d'office, ils vendent. Suarez aussi a vendu super bien. Tout ça pour dire que nous, on s'est dit: "Voilà…Autant le mettre gratuitement". On a eu une période payante où les gens mettaient ce qu’ils voulaient.
Laurent : On a eu un acheteur.
Gil : Non deux!
Anthony : En fin de compte ça ne sert à rien si tu en vends deux.
Julian : On préfère qu’il y ait une centaine de personne qui se fassent plaisir et qui l’aient téléchargé.
Anthony : Et puis celui qui veut le CD, il vient au concert on le vend 5€ parce que c’est le prix que ça nous a coûté de le faire presser.
Julian : Le but encore une fois c’est que ça soit écouté le plus grand nombre.
Anthony : On ne va pas gagner notre vie là-dessus.
« Pretty Princess » passe beaucoup sur PureFm et Twizz (deux radios belges), Qu’est-ce que ça fait d’entendre son single à la radio?
Gil : Bah c’est chouette. On s’est fait du champagne pour ça. Ca nous a ouvert des portes. Et puis moi c’est au niveau crédibilité je pense que ça a changé. A un moment je faisais soit du métal, soit du rock et mes potes me disaient « Ca va Gil avec ton groupe de métal? » et maintenant c’est « Ah mais tu passes sur PureFm, ah oui! » C’est marrant parce que, dans The Waow, on a pourtant toujours fait la même musique. Mais ce n'est qu’à ce moment là que les gens commencent à se dire « Ah c’est chouette! ».
Anthony : J’ai remarqué qu'aujourd’hui dans le public, quand on a annoncé Pretty, il y a des gens qui ont fait « Ah c’est eux, mais on connait!!! ».
Et vous avez même été numéro un du décompte sur PureFm?
Julian : Oui, pendant deux mois quoi.
Laurent : On remercie nos fans d'avoir cliqué, cliqué, cliqué encore et encore!
Anthony : Tous les samedi matins, c’était bonheur, je me levais et alors quoi? Premier! Quand j’ai compris que c’était à minuit, j’attendais minuit (rires).
Quand on vous suit sur facebook, sur twitter,…Vous êtes très présents sur le net, on se rend compte qu’il y a beaucoup de gens qui vous suivent et vous soutiennent, ça fait quel effet?
Julian : Bah c’est nul! (rires) C’est super bien, tu te dis: "Waow, c’est cool!".
Gil : Espérons que ça restera comme ça, mais ça fait bizarre parce que, jusque là on faisait des trucs qu’on aimait et les gens ne réagissaient pas. Et là on fait des trucs qu’on aime et les gens réagissent, donc c’est chouette!
Quand on écoute l’EP, on se rend compte qu’il y a un mélange de rock avec des touches électro, il y a plein d’influences diverses, quelles sont vos influences?
Gil : Ca s’appelle le Powerpop. C’est un gros bordel le Powerpop en fait, un gros sac.
Julian : Allez wikipedia,(à Gil) tu connais la définition par cœur. C’est de la pop avec du métal, du rock hyper énergique.
Anthony : La base du power pop, c’est le rythme accrocheur avec la mélodie qui revient en boucles. Après on l’associe comme on veut.
Laurent : On y met ce qu’on veut: du rock, du funk,... que ça groove quoi!
Gil : Et comme disait Alex, oui je parle d’Alex tout le long de l’interview, j’aime beaucoup Alex en fait! (rires). Mais comme il dit, on peut faire des riffs de métal, tout en restant pop et abordable.
De quels groupes vous diriez « ah eux font partis de nos grandes références, de nos grands modèles? »
Julian : Moi je n’en ai pas. J’ai plutôt des coups de cœur par chanson, par truc qui sort.
Anthony : Block Party, on les a beaucoup écoutés.
Julian : Il y a aussi les Hives, Funeral Party.
Laurent : Les wombats
Julian : Les vaccines, des trucs, Waow! Il faut que j’arrête de dire "waow" tout le temps.(rires)
Laurent : En fait c’est un message subliminal, on doit dire "waow" toutes les 8 minutes comme ça, ça s’imprime dans votre cerveau. (rires!)
Julian : Non mais il y a des groupes qui arrivent, qui sortent des trucs comme ça et tu te dis « Putain ça tue! ».
Anthony : Avec une énergie que tu n’avais pas spécialement ressenti avant.
Julian : Parce que les Vaccines ca fait "boubam boubam boubam" pendant toute la chanson, mais Waow quoi. Faut que j’arrête de dire waow!! (rires)
Et finalement vous avez déjà quelques grandes dates comme les ardentes, les Francofolies, vous avez fait la première partie de Mass Hysteria aussi, quels souvenirs vous avez gardés de ces concerts?
Julian : Deuxième concert ça Mass Hysteria
Gil : Moi c’est la séance dédicace après les Francos de cette année-ci. On termine le truc et, d’habitude on décharge le matériel avec l’équipe qui nous accompagne. Là il nous ont dit: "Il faut que vous alliez au stand maintenant parce qu’il y a plein de gens, il faut signer des trucs!"
Anthony : Ca fait bizarre parce que nous on n’a pas une grosse structure autour de nous pour avoir des gens pour nous aider à monter ou démonter le matos. Et là bah d’un coup, boum, grande scène et après, on nous dit « Cassez-vous, allez là où vous devez aller » et tous nos trucs se sont retrouvés dans les voitures sans qu'on démonte rien, on n'a rien vu!
Gil : Les Ardentes c’était quand même terrible parce que c'était notre première grosse date tous ensemble.
Anthony : On avait notre loge à côté de Cypress Hill, on était contents.
Laurent : Bon il y avait Camélia Jordana et Cypress Hill! (rires!)
Et par rapport à la première partie de Mass Hysteria? Comment l'avez-vous vécu?
Laurent : Les gens on les connaissait. On a déjà traîné avec eux après les concerts. Ce sont des gens qui sont très proches du public en fait. Donc pour nous Mass Hysteria, d’accord c’est un gros groupe français, mais c’était moins "Ah mince, ce sont des grosses stars".
Julian : Moi quand je faisais du métal avec Gil, je lui ai dit « Le jour où je fais la première partie de Mass Hysteria, j’arrête la musique! ». C’était il y a 6-7 ans, je crois. Deuxième concert qu’on nous annonce avec The Waow, première partie de Mass Hysteria, là, j’ai dit « je la fais, mais je n’arrête pas! » (rires!). C’était cool. En plus tu arrives, tu fais de la pop devant un public de métal.
Gil : Comment vous a accueilli le public, comme je n'étais pas encore là?
Julian : Le public était sympa.
Anthony : Ils nous applaudissaient. Il y en a, ça n’a pas été leur truc, d’autres ils ont bien aimé, mais ils étaient trop fan de groupe métal pour dire « j’ai bien aimé », ça allait les trahir dans leur vision! (rires!).
Laurent : Et puis c’était aussi monter sur une grande scène, L’Orangerie du Botanique.
Julian : Et notre batteur qui nous lâche deux semaines avant... On trouve un batteur de remplacement pour la date, on le fait mais trop de stress, c’était vraiment pas les conditions idéales.
Gil : Même le son, quand je suis entré dans le groupe au début, on voulait fort que ça sonne disco, pas au niveau des compos mais au niveau du son de la caisse claire. Mais maintenant on a trouvé notre son avec Alex! Oui encore Alex! (rires)
Vous avez fait le BSF, c’est quand même une grosse date, il n’y a pas des groupes que vous aimeriez aller voir?
Gil : On serait bien allés voir les Vismet. Plus que le fait que ce soit le Brussels Summer Festival, c’est aussi notre première date à Bruxelles! Pour l’instant on joue beaucoup dans les alentours de Liège et dans les Ardennes, mais Bruxelles on n’est jamais venus et il y a quand même beaucoup de choses qui se passent à Bruxelles. Donc c’est cool qu’on ait joué là ce soir et que ça ce soit bien passé et que les gens aient réagi, que les gens aient bougé!
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite? Est-ce qu’il y a un album en préparation?
Laurent : Il y a un nouveau single en préparation, bientôt, bientôt, bientôt. On enregistre mercredi! (17 août ndlr)
Anthony : Oui on en fera certainement un, à la fin d’une série de singles.
Gil : On a choisi de partir vers une optique de sortir des singles trimestriels.
Julian : On n’a pas envie d’un album qui sorte d’un coup comme ça.
Gil : Et puis, ça veut dire s’enfermer longtemps dans de la composition.
Laurent : En studio, on développe de l’énergie pour un titre.
Gil : Et après ça, de fois en fois, on peut perfectionner la prise de son, l’énergie,...
Est-ce qu’il y a quelque chose d’autres que vous auriez envie de dire pour conclure cette interview?
Anthony : On a fait un beau tour là.
Laurent : Que tout le monde porte le bracelet, même la nuit. C’est pas facile je le sais par expérience. (cfr: ce sont des bracelets phosphorescents).
Gil : Moi je le garde tous les jours, il n’y a pas de problème, même la nuit.
Laurent : T’es pas embêté?
Gil : Je m’en fous. Tu fermes les yeux, tu le vois le bracelet? Bah non! C’est comme les gens qui disent « Eteins la veilleuse de la télé, ça m’empêche de dormir! ». Mais ferme tes yeux, pour un point rouge à trois mètres de toi, c’est une blague ou quoi? (rires)

A la fin de l'interview, nous avons demandé à chacun de dessiner ce que la musique représentait pour lui. Nous les remercions de s'être pliés au jeu.

Cliquez sur le dessin pour le voir en plus grand
L'équipe de Bruno&Co remercie Julian, Gil, Anthony, Laurent et Bull pour cette interview.
Lo'birds,MusicAndMe et UkuTsuna.

0 commentaire(s):

Recherche

Chargement...
Fourni par Blogger.

Playlist Spotify

Playlist Spotify
Cliquez et découvrez notre playlist spotify !

Paroles paroles

"Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés."

Bénabar - Je suis de celles

Visites